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Mai 2010- Actualité

En Mai, fais ce qu’il te plaît

Pour débuter ce mot du Président, j’ai envie de fredonner cette jolie comptine :

Voici le mois de mai où les feuilles volent au vent,
si jolie mignonne où les fleurs volent au vent si mignonnement….

En fait, ce vent nous a amené un nuage de cendres venu du volcan Eyjafjallajokull islandais qui paralyse l’Europe, qui nous inquiète et qui vient bien sûr ternir l’approche du mois de mai. J’espère que tous ceux d’entre nous qui étaient partis pour les vacances de printemps, sont revenus sans encombre.
Bref mai arrive. Les jours grandissent, la température s’adoucit de jour en jour et les rayons de soleil se font enfin printaniers. Nous sortons de l’hiver et de son engourdissement et chacun se sent enfin revivre et a envie de bouger.

Et pour commencer nous avons fêté le printemps à l’Espace Mode où nous avions organisé un défilé de mode intitulé « Move Pink ». Ce fut une soirée conviviale qui a réuni un public chaleureux de plus de 250 personnes, Lions et non Lions. Quel bonheur de voir évoluer de superbes mannequins vêtus de magnifiques tenues de créateurs marseillais et quelle satisfaction pour le cœur et quelle émotion de pouvoir ainsi faire un don substantiel à l’Association des Blouses Roses qui s’investit bénévolement auprès des enfants hospitalisés à Marseille.

Et puis, comme chaque année depuis 5 ans, nous envahirons la Corniche, le 28 mai au soir, avec plus d’un millier de participants coureurs.
Courir sur cette belle route entre ville et mer est un véritable plaisir. De plus, courir au coucher du soleil, au moment où tout le littoral de notre belle cité s’éclaire de mille feux et où la rade devient d’un bleu profond, est un pur ravissement pour les yeux.
Cette année encore, la Nocturne de Marseille, action phare de notre Club, se pérennise. Au lancement de cette course, reprenant un des grands objectifs du Lionisme, c’est-à-dire la lutte contre la cécité et la malvoyance, nous courions pour les personnes mal-voyantes et non-voyantes et aujourd’hui elles courent avec nous comme les autres.
Car il nous a semblé opportun de les intégrer dans notre course.
Les personnes handicapées souffrent souvent d’exclusion et leur objectif reste toujours le même : ne pas être rejeté et participer pleinement à la vie de la cité. Pari gagné !

Le projet a été fort bien accueilli et avec le soutien du Service Lire Autrement de la bibliothèque BMVR de l’Alcazar, l’année dernière, nous avons enregistré l’inscription de 30 non-voyants. Cette année, ils seront encore plus nombreux. Avec leurs accompagnants, ils peuvent ainsi, comme les autres, parcourir les 5 kilomètres sur la Corniche en partageant l’euphorie du départ et les acclamations à l’arrivée.
Les témoignages recueillis à la fin de la course par ces personnes non-voyantes ont été des plus émouvants. Cette course leur a donné l’occasion de vivre une aventure hors du quotidien et de remporter un véritable défi sur leur handicap. Quelle belle leçon de courage et de volonté.
Je dirais même qu’ils nous donnent l’occasion de modifier notre regard sur le handicap. Il nous faut donc continuer.
Cette course demande beaucoup d’efforts et exige une grande mobilisation de tous les membres du Club mais je sais que nous en serons récompensés. Cette année, nous espérons un record d’inscriptions.
Pour le Lionisme, printemps est synonyme de Congrès et de Convention. Merci aux membres de Marseille Doyen qui représentaient le Club au Congrès de Printemps, magnifiquement organisé par nos amies d’Allauch.

Tournons nous maintenant vers la Convention Nationale de Dijon du samedi 22 mai au cours de laquelle aura lieu l’élection du prochain Directeur International. Etant un des plus grands Clubs Lions français, nous disposons de 6 voix pour ce vote.
Nous nous devons d’y participer et de prévoir dès maintenant une délégation qui m’accompagnera.

Michel COLLOMP
président 2009/2010


Dîner du Jeudi 25 Mars 2010

Au cours de cette soirée, nous avons eu le plaisir d’accueillir Madame Martine Vassal, Adjoint au Maire, Déléguée à l’Espace Public, pour une conférence sur le thème de « L’eau à Marseille » et du sixième « Forum Mondial de l’eau » qui se tiendra dans notre ville en 2012.
Madame Vassal a tout de suite insisté sur l’importance de l’eau et la gravité des problèmes qui lui sont liés. « Dans le monde, un million de personnes manquent d’eau, et un enfant meurt toutes les sept secondes à cause d’un problème lié à l’eau »,a-t-elle dit. L’eau est mal répartie sur le globe. Certaines régions souffrent de sécheresse, d’autres sont trop irriguées, avec pour conséquences migrations, conflits, guerres. Certaines populations fuient les zones asséchées pour rejoindre les villes, créant de nouveaux problèmes de pénurie. Les Etats , mais aussi les organismes comme l’U.N.E.S.C.O., ainsi que les entreprises doivent s’investir dans la gestion mondiale de l’eau, pour la construction de barrages, organiser l’irrigation et lutter contre la pollution des fleuves et des mers.
Marseille, par bonheur, jouit d’une eau d’excellente qualité, et, chose exceptionnelle, dispose d’une réserve d’eau de vingt jours. Saluons au passage la prévoyance et le travail de nos aïeux au dix-neuvième siècle, avec entre autres la construction de l’ensemble du Palais Longchamp. Des mesures contre les inondations ont de nos jours été prises avec la construction de bassins de rétention comme celui de la place Sadi Carnot(14000 mètres cubes). L’eau de la rade est prélevée tous les jours pour être analysée, et sa qualité s’est considérablement améliorée.
Est-ce une reconnaissance mondiale ? Le sixième « Forum Mondial de l’eau » se tiendra à Marseille en 2012. Les moyens mis en œuvre seront à la hauteur de la gravité des problèmes posés. Vingt-cinq mille personnes y participeront ,et leurs travaux s’étaleront sur l’année pour un coût total de trente-huit millions d’euros. L’un des buts sera de sensibiliser les populations et les gouvernements et de faire en sorte que les solutions projetées deviennent des réalisations tangibles. Dès le mois de Juin 2010 nous pourrons voir des Cool Globes dans notre ville qui attireront l’attention du public sur ces questions.

Cette conférence passionnante sur un sujet aussi important ne pouvait qu’intéresser l’auditoire qui n’a pas manqué d’interroger Madame Vassal sur d’autres points, comme par exemple la désalination et les liens entre les problèmes de l’eau et ceux causés par le changement climatique.

Emile LANTELME


Congrès de Printemps du District à Allauch.

Le collège Yves Montand nous a ouvert ses portes et offert ses magnifiques installations, à notre Congrès. Salles de cours, hall superbement équilibré et lumineux, amphithéâtre entouré d’un écrin arboré au feuillage tout frais d’un printemps nouveau. Le club organisateur : Allauch Sabline de Provence, a parfaitement réussi son pari. Préparation impeccable, soignée dans ses moindres détails, du café d’accueil à la décoration des lieux de réunion et d’assemblée générale, de la levée des couleurs rythmées par une chorale d’adultes parfaite (Divertimento et chœur au diapason) de la plantation d’un gingko biloba, en harmonie avec les « Tambourinaïres » du Logis neuf jusqu’à l’apéritif servi par nos amies d’Allauch vêtues de blanc et portant fièrement leur écharpe Lions bleue et rouge.
En entrée des travaux de la matinée, tous Lions debout, furent cités les camarades décédés, soutenus par un poignant requiem sous la direction d’ Annick Deschamps chef de la chorale. Pour nous, ce fut le l’énoncé des noms d’André Cheimanoff et Maurice Blaize qui ranimèrent en nos cœurs une émotion non éteinte.
Après exposé des projets de motion à arrêter dans l’après midi, chacun rejoignit la commission de son choix pour en débattre : Statuts, Ethique, Vitalité des clubs, Finances, Jeunesse…. Toutes visitées par le Gouverneur William Galligani venu avec tact, gentillesse et courtoisie, là donner un conseil, ici réorienter le débat, ailleurs émettre un avis, une direction de recherche, sollicitant partout l’esprit d’initiative, le rapprochement de la base Lions avec la hiérarchie qu’elle s’est démocratiquement choisie.
Retour en grand groupe pour la restitution des travaux des commissions, clôturée par la présentation des lauréats du concours d’éloquence et en particulier d’une ravissante Tatiana, jeune blonde au subtil accent russe, qui avec conviction nous parla de la liberté, des chaînes rompues en Afrique du Sud, de celles qui ont opprimé son pays, de cette liberté associée au respect de l’autre, de l’adversaire, de ses valeurs et croyances, de ce regard d’amour et de pardon porté par celui qui la découvre. Un énoncé plein d’émotion qui embua maintes prunelles chez nos Lions si virils.
Ce fut un beau congrès.

Merci au Gouverneur, et bravo à nos amies dAllauch

Gérard CONVERSET


Chronique des Sports mécaniques:
LE TOUR AUTO 2010 OPTIQUE 2000

Le « Tour de France Automobile » voit le jour en 1899,après diverses interruptions dues à la guerre et aux contraintes économiques l’épreuve disparait en 1986.
En 1992, le Tour Auto renait sous la forme d’une course historique pour les véhicules construits entre 1951 et 1973.Plus de 230 voitures prestigieuses, Ferrari, Porsche,Lamborghini, Jaguar, Aston Martin, Austin Healy,Ford,arrivent des 4 coins du globe pour parcourir un itinéraire inédit. En 2009 Optic 2000 s’associe au Tour Auto qui devient le Tour Auto Optic 2000.
Cette année le Tour relie Vichy à Beaulieu sur mer en 4 étapes ; 286 voitures engagées en catégories Régularité et Course ; en passant par Lyon, Megeve, Aix en Provence.
Invité par Mr JL Peiro, j’ai eu la chance de conduire une Porsche 911 Targa (1970) ainsi qu’une Alfa Romeo Duetto de 1967 avant de suivre l’arrivée des concurrents sur le circuit Paul Ricard du Castellet ;puis la course vue d’une loge surplombant le circuit.
Cette année ,le modèle à l’honneur est la Ferrari 250 GT « châssis court »
Vainqueur du Tour de France Automobile en 1960 et trustant les trois premières places, les 250 GT chassis court reviennent en force sur le Tour Auto avec 17 voitures alignées au départ dont celle de Mairesse vainqueur en 1960.
La domination Ferrari avait commencé en 1956 avec deux 250 GT Berlinetta aux 1ere et 3eme place,puis trois podiums complets en 1957,1958,1959.
Evolution de la 250 GT Berlinetta, dessinée par Pininfarina avant d’être carrossée dans les ateliers de Sergio Scaglietti à Modène ,la Passo Corto est construite sur un châssis tubulaire soudé sur lequel repose une robe légère en aluminium.
Plus courte de 20 cm donc plus agile elle reçoit les nouveaux freins à disque Dunlop, son fameux moteur V12 de 3 litres développe plus de 240 cv ,entrainant les 1120 kg de la belle à prés de 250 km/h accélérant de 0 à 100km/h en 8s, la boite manuelle est à 4 rapports synchronisés ;elle sera construite à 158 exemplaires .
Cette 250 GT Passo Corto s’imposera encore durant deux années avant de passer le flambeau aux GTO.
Parmi les concurrents j’ai pu apercevoir le chanteur Philipe LAVIL au volant d’une Alfa 2000,Jean Ragnotti vainqueur du Tour en 1984 et et 1985 et à deux reprises du nouveau Tour Auto au volant d’une Renault Alpine A110 ainsi que mon ami le Dr Bruno Morin chirurgien ophtalmologiste à Marseille au volant d’une Porsche RS 3L qui m’a assuré du grand plaisir de courir sur le Ricard, de contrôler la glisse sur ce circuit mythique.
Optique 2000 profite de l’épreuve pour communiquer sur la vue au volant avec contrôles visuels gratuits sur les étapes du Tour Auto espérant ainsi pouvoir contribuer à faire baisser le nombre d’accidents sur nos routes.

Olivier CAUBERE


ESPECES MENACEES!

LIONS A PROTEGER ...

Le bénévole (activus benevolus ) est un mammifère bipède qu'on rencontre surtout dans les associations où il se réunit avec ses congénères. Les membres d'une même tribu se réunissent le plus souvent à l'appel d'un signal mystérieux : La convocation.

On les rencontre par petits groupes dans divers endroits, quelquefois tard le soir, près d'un point d'eau, l'œil hagard, le cheveu en bataille et le teint blafard discutant ferme de la meilleure façon d'animer une manifestation ou de faire des recettes supplémentaires pour boucler son "budget" toujours trop maigre.

Sa seule arme : le téléphone. Cet appareil technologique lui sert principalement à contacter les bénévoles d'une autre tribu dont dépend le plus souvent le sort de sa noble quête : survivre !

L'ennemi héréditaire de "l'activus benevolus" et son seul prédateur, est le YAKA. Les origines du YAKA restent floues. On sait seulement qu'il est apparu à la même période que le bénévole et que son nom viendrait de la contraction de "il n'y a qu'a…".

Mammifère bipède également, le YAKA se caractérise par l'étroitesse de son cerveau qui ne lui permet de connaître que deux mots : Yaka et Fokon.
Le Yaka, bien abrité derrière son camouflage d'anonyme, attend patiemment le moment où le bénévole prend une décision pour cracher son venin et atteindre sa victime en plein cœur. Il en résulte chez le bénévole une maladie orpheline qui se traduit par le Syndrome du Découragement.

Les premiers symptômes de cette blessure se manifestent assez rapidement. On a constaté, en effet, des absences plus fréquentes aux réunions et chez certains mâles un regard attendri devant une canne à pêche ou encore un attrait irrépressible pour les canapés avant un match à la télé ! La femelle, plus résistante, a tendance à s'enfermer chez elle pour vaquer à des occupations plus ludiques comme les mots fléchés ou le crochet !

Cette maladie est mortelle pour les Associations car les bénévoles touchés deviennent apathiques et sans réactions. On a même constaté des surcharges pondérales chez quelques spécimens et plus rarement un certain penchant pour l'alcool !

Il n'est malheureusement pas interdit de penser que dans quelques années on ne trouvera plus les activus benevolus que dans quelques zoos, où comme toutes les autres espèces vivant en captivité, ils ne parviendraient plus à se reproduire !

On verrait alors le Yaka, avec son petit cerveau et sa grande langue, jeter des cacahuètes aux pauvres bénévoles enfermés dans des cages !
Mais il n'est peut être pas trop tard : encouragez les bénévoles et traquez les Yakas !
PS: Toute ressemblance avec des personnages sévissant ou ayant déjà sévi serait faite exprès !

Michel COLLOMP

Nous sommes à l' âge de faire.

Les associations sanitaires et sociales sont les héritières modernes des œuvres privées et incarnent une longue tradition d'assistance, de bienfaisance et d'entraide.
Cette tradition remonte au moyen-âge, et trouve l'une de ses sources principales dans les valeurs religieuses.
L'aide aux indigents, le secours aux malades, l'assistance aux faibles sont des thèmes constants de l'enseignement des Eglises; ils se sont incarnés selon les époques, dans des institutions telles que les hospices et hôpitaux (dont la fonction soignante n'est apparue que tardivement), les œuvres paroissiales de tous ordres, les confréreries spécialisées dans tel ou tel type d'assistance, etc...
La mise en place, puis la généralisation en 1945 de systèmes d'assurances sociales obligatoires ont marqué un tournant décisif dans l'histoire de la protection sanitaire et sociale des groupes et des individus, en transformant des assistés en "ayant-droit".
Pour autant, le recours aux œuvres et associations pour accueillir les personnes malades, handicapées, déshéritées, pour développer de nouveaux types de services et d'action, s'est révélé particulièrement judicieux et adapté, dés lors qu'il a permis la mobilisation des savoir-faire et des énergies conjuguées de professionnels et de bénévoles.
Première moitié du XX° siècle
Cette époque est celle de l'information descendante. L'association peut-être comparée à un missionnaire qui transmet ses valeurs à son public par le haut.
Autrement dit, l'association fournit de l'information, rend compte de ses réalisations ou de ses difficultés mais ne se soumet pas aux critiques extérieures, au "feed-back".
Dans cette optique, la communication a un double objectif:
-un objectif d'éducation populaire, qui consiste à s'adresser à des travailleurs ou a des pauvres qui n'ont pas le temps de se cultiver; la tâche des éducateurs est donc de conquérir et d'organiser les temps de loisirs. 
-un objectif plus large, qui consiste à donner à tous l'instruction et la formation nécessaires, afin qu'ils deviennent des citoyens aptes à participer à la vie de la nation, à les sortir de leur ignorance, à lutter contre l'obscurantisme, enfin à assurer leur salut sur terre.
La communication ascendante des années 1960
Au début des années 1960, l'urbanisation croissante ainsi que le développement de la société de consommation engendrent de nouveaux besoins. Les associations interviennent comme des agents de démocratisation de la vie publique locale. Elles permettent ainsi aux personnalités locales d'accéder à des responsabilités importantes et s'appuient sur leurs compétences.
C'est l'époque de l'information ascendante: l'association s'efforce de comprendre, intégrer, orienter pour mieux diriger.
Elle fait remonter l'information, c'est-à-dire les préoccupations des publics qu'elle veut toucher.Les moyens utilisés pour communiquer se perfectionnent: il s'agit de créer des systèmes d'écoute afin d'enregistrer et de répondre à la demande sociale.
Cependant, les techniques de communication restent encore limitées. 
La communication horizontale des années 1970.
Cette période est celle du mouvement social et de l'expérimentation qui viennent bousculer les associations traditionnelles. Mai 1968 introduit de nouveaux acteurs: le féminisme, l'écologie, les mouvements de jeunesse et d'immigrés, les mouvements régionalistes et autonomistes.
L'idéologie dominante consiste en une communication dite horizontale ou communautaire qui vise à donner aux exclus de la communication le droit et accès à la parole. Cette forme de communication se traduit par l'apparition de nouveaux supports tels que le super 8, la vidéo militante, la presse locale associative, les radios-pirates.
Pourtant, c'est au cours de cette même période qu'apparaît la notion de segmentation des marchés.
On ne peut s'ajuster à tous les types de marchés: il faut cibler ou segmenter ceux-ci, s'adresser à des publics différenciés et bien déterminés.
L'asssociation découvre alors l'étude de marché: elle prend conscience du fait qu'elle ne peut comprendre un marché sans procéder en permanence à des études de motivation sur les goûts et les besoins de ses publics. 
La communication sociale des années 1980/1990
En quelques années, plusieurs facteurs contribuent à modifier le paysage associatif, simultanément.
-l'apparition de nouvelles associations telles que Médecins Sans Frontière (M.S.F.), l'Association Internationale Contre la Faim (A.I.C.F.) , S.O.S Racisme, les Restaurants du Cœur, qui n'hésitent pas à adopter une stratégie de développement volontairement agressive par le biais de l'utilisation massive des médias.
-l'apparition et le développement des techniques issues du marketing direct telles que le mailing, l'informatisation des fichiers.
- la mondialisation de certains appels à la solidarité par le biais de la télévision et des satellites ("Band Aid", concerts au profit d'Amnesty International, etc...)
La communication humanitaire est intrinsèquement liée à l’objet de l’action humanitaire – agir mais aussi témoigner –ainsi qu’à ses moyens d’action – disposer d’une notoriété ou de ressources propres. 
La communication est cependant source de tension permanente entre la volonté de faire et la responsabilité de dire, entre l’éthique de la responsabilité et le ressort de la compassion.
La communication du questionnement des années 2000

Les cinq questions capitales  de la communication humanitaire peuvent se résumer ainsi.
Le témoignage est-il compatible avec l’indépendance d’action et, surtout, la possibilité d’agir ? 
L’ingérence est-elle un support pour l’action humanitaire ?
La posture des Droits de l’Homme est-elle suffisante pour faire changer les choses ?
La compassion n’est-elle pas une forme de voyeurisme ?
Comment gérer le spectacle de l'humanitaire en action  et les dérives des indifférences ?
La réponse c'est surement Sœur Emmanuelle qui nous la propose dans un de ses ouvrages .
Elle disait "qu'elle savait bien que ce qu'elle faisait était une goute d'eau dans l'océan. Mais elle savait aussi que si elle n'y était pas cette goute ...elle manquerait ".

"Ce n'est pas tant l'aide de nos amis qui nous aide que notre confiance dans cette aide"  -   Epicure

Bruno BAUMLEN

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